Lisbonne en liesse pour la Saint Antoine

Une exposition de 300 figurines de  céramique retrace la procession du 13 juin, en l’honneur de Saint Antoine, le Saint vénéré de Lisbonne. Une œuvre des frères céramistes Baraça de Barcelos. Largo de São Julião (a partir du 11 juin et jusqu’àu 30 septembre) (photo)

 

Saint Antoine , c’est en théorie celui de Padoue, Italie. Mais n’importe quel Lisboète vous dira qu’en fait il est de Lisbonne. D’ailleurs sa maison natale se trouvait près de Sé, la Cathédrale.

Du moins on le suppose. Seule certitude, le franciscain est bel et bien né dans la capitale portugaise. Et le musée qui lui est consacré, justement près de la Sé, retrace l’histoire de ce personnage qui encore aujourd’hui marque les esprits.

Saint Antoine est le patron du Portugal rôle qu’il partage avec la Vierge marie. Mais c’est aussi celui de la ville de Lisbonne, fonction qu’il partage avec St Vincent, le discret, en théorie le vrai Saint patron.

Peu importe ! les lisboètes vouent un culte fervent à Santo António, notamment depuis le XVIIIe siècle. Sa popularité s’explique par le nombre impressionnant de dons et talents qu’on lui prête.  Saint Antoine est le saint protecteur des pêcheurs, des voyageurs et des marchands, des ânes et des chevaux.  Il veille aussi sur les pauvres, les faibles et les opprimés. Un de ses talents particulièrement appréciés : celui d’être un marieur. On lui demande d’intercéder pour faire un bon mariage ou protéger l’enfant à naitre.

Saint Antoine de Lisbonne– les habitants sont plutôt chatouilleux sur la question- aide aussi à retrouver les objets perdus, tout comme du travail. Enfin il intervient pour le repos des âmes perdues au purgatoire, et son talent de prédicateur est mis en avant dans le musée.

Le petit musée près de l’église de Saint Antoine (Sé, cathédrale » retrace scrupuleusement la vie du saint, dont on connait relativement peu de choses. Surtout, l’iconographie, la statuaire et les représentations du saint qu’on y trouve permettent de comprendre l’importance qu’il a dans l’imaginaire et l’affection collective.

Croyant ou non, il est difficile de ne pas s’intéresser aux rituels, pratiques et autres manifestations du peuple lisboète, qui sait parfaitement doser religion et paganisme.

Le musée de Saint Antoine organise régulièrement des visites guidées, assorties de concerts de fado, sous les voutes du musée dans ambiance informelle. L’occasion d’entendre de bons interprètes de fado, en dehors du cadre des tavernes où on le met en scène.

Ces visites sont mensuelles, réservation servicoeducativo@museudelisboa.pt

Entrée : 5 €. Réduction de 50% pour chômeurs , plus de 65 ans et gratuit jusqu’à 12 ans.

Largo de Santo António da Sé, 22
1100-499 Lisboa
Tel: 218 860 447
info@museudelisboa.pt

http://www.museudelisboa.pt/

 

 

 

goélette 4 mâts Santa Maria Manuela

C’est un fameux voilier… le  Santa Maria Manuela est l’un des anciens morutiers portugais. La magnifique goélette à 4 mâts est née en 1937. Aujourd’hui elle est reconvertie en voilier de loisirs et de recherches,.

Au début du XXe siècle, la pêche à la morue est relancée au Portugal par l’État nouveau d’Antonio Oliveira Salazar, qui veut satisfaire les besoins en protéine de la population.

C’est la « Faina maior », la grande pêche, réalisée par  quatre voiliers, sister-ships, c’est-à-dire des voiliers identiques. Ils formaient  alors « la flotte blanche », nommée ainsi  en raison des voilures blanches triangulaires caractéristiques de ces voiliers. Machines de guerre économique, ces goélettes étaient longues et profondes : l’objectif était de remplir à ras-bord les soutes de cabillaud– la morue quand elle est poisson frais.

Outre le Santa Maria Manuela, le Creoula navigue toujours : il appartient à la marine portugaise et sert à l’entrainement des marins. Une autre Sister-ship, l’Argus, est amarrée à Gafanha de Nazaré dans l’attente d’un repreneur pour sa rénovation. Une goélette plus ancienne, la Gazela Primeiro, a été vendue en 1971 à l’organisation américaine « The Philadelphia Ship Preservation Guild ».

La Santa Maria Manuela a  été rachetée il y a quelques années par le groupe Jeronimo Martins, rénovée soigneusement  à l’identique, et adaptée pour permettre des croisières thématiques.

Le voilier SMM offre des conditions très acceptables- la rénovation des cabines et l’adjonction de salles de bains privatives ont apporté une notion de confort que les anciens morutiers n’auraient même pas pu imaginer.

Surtout les croisières proposées respectent une philosophie bien particulière : les voyages se font à la voile, sauf pour les manœuvres en port (la dimension et le poids du voilier l’apparente à un tanker !), et c’est l’occasion de prêter main forte à l’équipage. Apprendre à barrer au gouvernail, à hisser les voiles, à faire des nœuds marins et bien d’autres choses encore. Aucune obligation, mais les coups de main sont très appréciés.

Le Santa Maria Manuela propose des voyages à thèmes : plongée sous marine au Cap-Vert, découverte de Funchal la capitale de l’île de Madère, ou encore, la pêche à la morue, exactement comme elle se pratiquait il y a un siècle.

Le SMM possède encore ses dorisses (dóri en portugais), petite embarcation en bois, larguée autrefois dans les eaux gelées de Terre Neuve et du Groënland. Les pêcheurs y restaient seuls durant des heures pour harponner le cabillaud. Parfois la brume et les icebergs les empêchaient de retrouver le voilier : de nombreux pêcheurs ont ainsi disparu à jamais.

Les conditions de pêche étaient extrêmement difficiles. Aujourd’hui bien sûr ,rien de tout ça : l’expérience est fort bien contrôlée, et sans danger. Le départ se fait à Tromso, Norvège, en Arctique (note : la croisière pêche à la morue est complète en 2018).

Quand il ne renoue pas avec son passé de légende, le voilier SMM participe à la Tall Ship Races (14 au 17 Juillet ; entre l’Angleterre et le Danemark ; 21 à 26 juillet entre Esbjerg et Stavanger (Danemark- Norvège) et du 29 juillet au 3 août entre Stavanger et Harlingen (Norvège- Hollande), étapes ouvertes aux croisièristes. Une expérience exceptionnelle.

Et lorsqu’il ne navigue pas en croisière ou qu’il ne participe pas à des compétitions ou à des évènements culturels, le beau quatre mâts prend part à des missions de recherche. 

Toutes les options sont détaillées sur le site du SMM

https://www.santamariamanuela.pt/pt

Avec 120 € par jour/ par personne, les prix sont très compétitifs. Il s’agit d’un prix indicatif, adapté conformément aux nombreuses options proposées.  (n’incluant pas les voyages transferts et hôtels de départ et arrivée).

Quant à la Sainte qui donne son nom au magnifique voilier, il s’agissait en fait de l’épouse du premier armateur du voilier, Vasco Albuquerque d’Orey. Elle s’appelait  Maria Manuela de Sampaio d’Orey. Elle donna 11 enfants au richissime homme d’affaires, un statut de vraie sainte !
Bienvenue à bord!

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spectacle son e t lumière à Lisbonne

Lisbonne sous les étoiles, en version originale Lisbon Under stars, nous invite à revivre l’histoire mouvementée du couvent des carmélites à Lisbonne (Covento do Carmo/Chiado)

De superbes ruines, conservées en l’état, et qui abritent le musée d’archéologie.

Et c’est pour célébrer l’année européenne du patrimoine que le Couvent a la voute étoilée propose ce spectacle de vidéomapping.

L’idée de Lisbonne sous les étoiles est d’immerger le spectateur dans les images et le son. Les effets spéciaux donnent l’impression que les murs de la nef de l’église du couvent ont une vie propre.

D’ailleurs le couvent est un personnage, une jeune femme qui raconte les péripéties du bâtiment au cours des siècles : de sa construction, à sa destruction lors du terrible tremblement de terre de 1755, jusqu’aux tentatives de le reconstruire et de le réhabiliter. Et même le street art, l’art urbain contemporain.

En 12 actes, l’histoire du couvent, l’histoire de Lisbonne, l’histoire du Portugal

Moments particulièrement réussis le départ des caravelles, celui du séisme bien sûr, mais aussi la révolution des œillets : les guerres coloniales n’y sont pas oubliées, et c’est une audace notable. Il est vrai que c’est sur la place du Couvent (Largo do Carmo) que tout a basculé au Portugal, passé le 25 avril  1974 de la dictature à la démocratie.

Le spectacle dure 45 minutes, et les spectateurs peuvent circuler dans la nef, et se laisser porter par les différentes scénettes, conduites par les personnages, eux-mêmes guidées par le personnage du couvent.

La musique est bien présente, avec la participation des musiciens et chanteurs  Rão Kyao, Teresa Salgueiro, Salvador Sobral e Mariza.L

Le spectacle son et lumière Lisbonne sous les étoiles, Lisbon Under stars, est conçu par OCUBO, spécialiste des vidéo mappings, à qui on doit entre autre les spectacles projetés sur Terreiro do Paço  (Baixa) ou Lumina à Cascais.

Lisbonne sous les étoiles n’oublie pas les étrangers, la narration est faite également en anglais.

Les projections ont lieu du lundi au samedi, à 21h30 et 22h45.

prix du billet: 15 €

enfants de 6 à 10 ans et seniors: 10 €. enfants moins de 6 ans: gratuit.

jusqu’au 30 juin 2018.

https://www.lisbonunderstars.com/

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Histoire du fado au musée de Lisbonne

Fado. Son histoire est auréolée de mystère. Où est-il né exactement ? et sous quelles influences  est-il devenu le chant de référence de toute une nation.

Il n’y a pas un mais des fados…l’évolution du genre, ses allées et retours entre l’élitisme et le populaire ajoutent à sa complexité. Né en europe il a voyagé jusqu’au Brésil, où il était une danse chantée lascive qui puisait ses racines dans la culture africaine. Puis il quitte la rue et monte dans les salons, et voyage jusuqu?au Portugal ou la guitarre anglaise un temps le rendra tré spopulaire chez les dames bourgeoises. Puis finalement il retournera dans al rue, ou plutôt, dans les tavernes, s’associera á l’univers des bas-fonds, des coquins et des coquines.

Il a gardé ce côté canaille et surtout ce lien avec la vie des petites gens. Aujourd’hui il retourne aussi vers un certain élitisme, celui qu’offre les grandes scènes musicales . Le genre n’est pas mort. Il a deux cents d’existence , 2 siècles dans l’hsistoire d’une nation qui en a 9.

Le fado fascine. Surtout il est étonnant de constater qu’il a perduré jusqu’à nos jours, même si trop souvent il est dévoyé dans des restaurants peu attentifs au maintien de la tradition ou même à la qualité d’interprétation.

Le musée du fado, dans Alfama , situé largo do Chafariz de dentro, propose une série de conférences consacrées à l’histoire du fado. Elles sont proférées par le professeur Rui Viera Nery, musicologue, historien du fado, à qui on doit en grande partie l’inscription du fado au patrimoine de l’humanité de l’Unesco.

Le samedi de 17h30 à 19h. Au total 4 interventions jusqu’au 3 mars, sur inscription et pour la modique somme de 5 € par conférence.

Conférence en portugais

http://www.museudofado.pt/

 

 

plage de nazaré

S’enfoncer un peu au cœur du Portugal, quitter les grands axes, flâner entre les collines,  visiter des villages, découvrir des paysages et des communautés : le centre du Portugal est une invitation.

Il regorge de trésors, certains connus d’autres moins. Pour les découvrir, il convient de musarder, et de faire confiance à des grognements familiers, ceux de votre estomac, pour s’accorder des haltes aussi gourmandes et chaleureuses que l’on peut souhaiter.

Ici à Lisbonne-affinités on vous recommande des moments  culinaires et gastronomiques  qui sont gage de qualité et d’originalité.

Nous proposons un voyage en trois étapes, organisé par l’agence de voyage Simply B qui adapte le circuit en fonction des besoins.

http://www.simplyb.pt/

https://www.facebook.com/simplyb.pt/

Première étape : région littorale, Óbidos et Nazaré.

Voyage au centre (I) démarre…à Lisbonne. Tout simplement parce que partir à la découverte du centre littoral depuis la capitale est très facile : une centaine de kilomètres par l’autoroute pour se retrouver dépaysés.

Tout d’abord Óbidos, et ses remparts crénelés, ses quelques ruelles et ses maisons blanches. La ville médiévale figure en bonne place dans tous les guides, et il est difficile d’échapper aux flots de touristes.  Cependant, on peut aborder la cité de manière originale : s’intéresser aux livres. En effet, la jolie ville médiévale se spécialise dans la culture . Elle est même élevée au rang de cité littéraire par l’Unesco. Avec comme événement principal son festival littéraire, simplement nommé FOLIO (Annuel en octobre)

A Óbidos le feuilletage de livres est fortement recommandé.  Tout d’abord, dans l’église Santiago, reconvertie en librairie. Simple à trouver : elle se trouve au bout de la rue Direita (droite), la rue principale, qui traverse comme son nom l’indique, Óbidos de part en part.  La libraire a  gardé son décor original, autel compris, y ajoutant des éléments de confort. Qu’on se rassure, les livres ne sont pas exclusivement religieux.  Au premier étage de la librairie Santiago, à ne pas manquer, l’association des artisans locaux, et le remarquable travail de dentelles.

En sortant de cette église transformée et en revenant sur ses pas, il faut se rendre dans l’ancien marché de la ville- lui aussi situé rue Direita- transformé également en librairie. Les caisses des légumes et fruits d’autrefois servent d’étagères et la librairie a beaucoup d’allure.

Et s’il y a quelque chose qui va bien avec un bon livre, c’est un verre de liqueur de ginja. Spécialité d’Óbidos. Dans la réalité, il est vrai que si la ginja, la petite cerise acide, est bien cultivée dans la région, elle l’est surtout pour servir Lisbonne où la boisson était et est toujours très appréciée, à l’origine pour ses vertus thérapeutiques. La cité médiévale s’est mise à en proposer, c’est de bonne guerre.

On peut déguster la liqueur dans une coupelle de chocolat. Cependant cette manière de faire est une pure invention marketing récente et qui a ses adeptes. Les puristes boive la ginja telle quelle, avec ou sans « elles », c’est à dire avec ou sans cerises.

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Non loin d’Óbidos, la ville côtière de Nazaré.

Autrefois célèbre pour sa pêche artisanale, ses pêcheurs au bonnet tombant et ses femmes aux sept jupons, Nazaré est aujourd’hui un spot très couru par les surfeurs amateurs de vagues géantes. On y vient en effet du monde entier pour chevaucher les tubes créer par ce que l’on appelle le Canyon de Nazaré, une faille de plus de 5  kilomètres de profondeur sur 170 kilomètres de large. Lorsque certaines conditions sont réunies, notamment lors de grandes marées, il s’y forme des vagues géantes pouvant atteindre 15 ou 20 mètres. Une bonne expérience que d’embarquer à bord d’un dinghy pour une sortie au niveau du phare, sur le rocher du Fort de Saint Michel Archange, qui domine la plage nord, là où les rouleaux viennent s’écraser. On peut obtenir des détails sur le canyon et sur les vagues géantes en écoutant les guides de la Cie Waterfun (port de Nazaré). Ils sont associés au dispositif d’accomapgnement des surfeurs , et de leur sauvetage en cas de chute. De vrais experts qui ne vous emmèneront au pied du phare que par temps calme.

facebook: https://www.facebook.com/nazarewaterfun/

 

Après un petit frisson- simplement en imaginant les monstrueuses vagues-  une halte  gastronomique s’impose. A la Taberna d’Adélia où les poissons servis à table sont pêchés dans l’océan qui gronde non loin du restaurant typique. Il faut goûter impérativement aux « Carapaus Enjoados », ce qui veut dire « chinchards nauséeux », des poissons séchés et fumés légèrement. Une tradition ancienne qui se maintient, et l’on peut voir encore quelques séchoirs à l’air libre sur le front de mer. Autre spécialité, le « arroz de Tamboril », riz à la lotte, absolument délicieux chez Adélia, où les morceaux de poissons sont copieux.

www.tabernadadelia.pt

tel + 351 262 552 134

Après avoir admiré les barques typiques des pêcheurs de Nazaré sur le sable, il faut se rendre au « Sitio de Nazaré »  qui surplombe la ville. De la falaise la vue porte sur totu le croissant de la plage de Nazaré en contrebas. Dans le sanctuaire de Notre-Dame de Nazaré, on raconte  l’histoire du miracle qui a permis á l’alacaide- le maire- d’échapper á la mort en étant précipité dans le vide en 1182. Il fut dit-on sauvé par l’intervention de la Vierge Marie qu’il invoquât. A noter dans l’église du sanctuaire une vierge noire nourrissant l’enfant jésus, sculpture sur bois ramenée de Mérida en 711.

Quant aux sept jupons des femmes de Nazaré, eux ne sont pas une légende.(photo)

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Suggestion pour une halte dans la région.

Hôtel Dolce Campo Real

Rua do Campo

Torres Vedras, Portugal 2565-770  tél + (351) 261 960 900

https://www.dolcecamporeal.com/
L’Hôtel est situé dans un resort /terrain de golf. Chambres de bonne tenue.

Restaurant : Grande Escolha, chef Rui Fernandes. Une carte adaptée, basée sur la qualité des produits régionaux. Bonne référence aussi pour les repas d’entreprises.( Torres Vedras est situé à 50 km de Lisbonne par l’autoroute A8)

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une priomenade de 1h30 sur le Tage ábord du Princesa do Tejo

Yellow boat, c’est le bateau aux couleurs de la compagnie Carristur qui à Lisbonne gère entre autre les célèbres tramways.

Avec Pincesa do Tejo, la Princesse du tage, Carristur renforce son offre sur le fleuve, et propose ainsi de découvrir Lisbonne sous un angle différent.

La Princesse de Yellow Boat tient désormais compagnie au São Paulus, pour un parcours d’1h30 environ, de Belém  jusqu’au Terreiro do Paço, aller et retour, avec passage sous le pont 25 avril et traversée vers Trafaria rive sud.

Les Yellow boat sont en système On Hop Off, monter-descendre, qui permet de faire la boucle comme on le souhaite en embarquant et débarquant à Terreiro do Paço, à Trafaria et ou Belém, durant la validité du billet qui est de 24 heures.

Le Princesa do Tejo ets un ferry qui peut embarquer jusqu’à 150 personnes, et peut être utilisé à des fins événementielles.

Les départs  de Terreiro do Paço ont lieu à : 10h00, 11h00, 13h00,14h00,15h00, 17h00 .

Depuis Trafaria, rajouter 40 minutes

Les départs de Belém ont lieu à: 11h00,12h00,14h00,15h00,16h00,18h00

Prix du billet adulte: 20 euros et 10 euros pour les enfants. Carristur offre aussi des billets combinés, bus+tram+ bus sightseeing+bateau à des prix intéressants et à validité variée selon les combinaisons, pour multiplier les expériences et profiter de la capitale.

Tous les resneignements grâce au site yellowbustour, en 5 langues dont le français.

https://www.yellowbustours.com

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acés au pont 25 avril á Lisbonne

Pilier 7 … Pilar 7, une expérience à couper le souffle. C’est à 80 mètres au-dessus du sol, que le Pilier du pont 25 avril dévoile sa plateforme en verre. Sous les pieds du visiteur, le vide.

Et à hauteur des yeux, les automobiles qui circulent sur le tablier. Devant soi et en contrebas les voitures qui elles circulent sur l’avenue da India: la sensation de flotter entre deux univers.

Vertigineuse ascension- en toute sécurité–  qui offre une vue inédite sur la Lisbonne orientale. Le regard porte jusqu’à l’embouchure du tage. Et depuis l’autre plateforme, sans transparence sous les pieds cette fois, on peut admirer les toits rouges des quartiers d’Alcântara  et Santo Amaro.

L’ascenseur est externe, et en partie transparent, il permet de voir défiler les étages d’accès à la plateforme.

La montée se fait en étapes. Un premier ascenseur permet d’accéder aux salles latérales ou l’on peut admirer les câbles qui soutiennent l’ouvrage d’art. Le bleu environnant donne la sensation d’être au milieu du Tage. Il faut ensuite sortir et contourner le pilier pour entrer dans  le deuxième ascenseur, celui qui est construit à l’ extérieur du pilier.

A la sortie, au niveau billetterie, une expérience de réalité virtuelle est proposée : elle permet d’accompagner les employés qui prennent soin de la santé du pont et surveille sa structure. Là encore une expérience vertigineuse, et l’accès virtuel à des endroits inaccessibles du pont.

Jusqu’à présent interdite au public, la montée au Pilier 7 garantit de fortes sensations.  Une expérience proche de celle que l’on peut faire au Golden Gate bridge de San Francisco, forte inspiration du pont 25 avril de Lisbonne..

Au sol  au long du parcours qui mène au Pilier 7, des disques de métal qui informent sur la construction du pont et sur le sens de la visite : très belle signalétique.

Les sacs à dos devront rester à la billeterie, et les portiques de contrôle garantissent la sécurité des visiteurs.

Pilier 7, une expérience différente.

Prix d’entrée : 6 euros. La réalité virtuelle demande un supplément de 1,5 euros.

Le pilier 7 est ouvert toute l’année-sauf le 25 décembre. De 10h à 20h de mai à septembre. Jusqu’à 18h  d’octobre à avril.

L’accès au Pilier 7 est à Alcântara, au niveau de l’Hôtel Vila Galé Opéra, juste avant le Centre des Congrès.

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musée d'art MAAT

Vu du Tage, le MAAT ressemble à un œil de cétacé émergeant à peine de l’eau, et semblant suivre les curieux. Le musée joue à cache- cache pour mieux inciter à s’intéresser à l’art contemporain.

Le Musée d’Art, Architecture et Technologie est un bel écrin installé dans le quartier de Belém, dans ce qu’il est convenu d’appeler la Lisbonne monumentale.

La capitale gagne avec ce tout nouveau musée- ouvert en 2016- un élément muséologique très moderne, conçu par le cabinet d’architectes londoniens Amanda Levete.

Il n’y a pas que l’œil au ras du fleuve qui évoque un mammifère marin. Les volumes et les rondeurs du bâtiment semblent tous destinés à renforcer l’idée que l’on joue avec une baleine ou un dauphin, ou même parfois un saurien.

Les parois extérieures de l’édifice sont entièrement recouvertes de céramiques blanches comme s’il s’agissait d’écailles.

La hauteur du musée est raisonnable, car il est en fait à moitié dissimulé dans le sol.

A l’extérieur dumusée une rampe permet de grimper sur le dos de l’animal marin, et de  sa nageoire dorsale, on peut admirer le Tage qui passe sous le pont 25 avril aux allures californiennes, et se dirige vers son embouchure en s’amusant avec le phare du Bugio qui marque l’entrée dans l’Océan atlantique.

On accède au musée par une autre  rampe qui permet de descendre en pente douce vers l’ogive de la salle principale des expositions temporaires. Les salles avoisinantes, généreuses par leur taille, permettent d’accueillir toutes sortes d’expositions, centrées sur la technologie, l’architecture et l’art contemporain. L’objet même du MAAT.

La rotation des  expositions y est importante, et  3 ou 4 fois par an on peut y découvrir quelques-unes des manifestations artistiques les plus  intéressantes du moment.

Le MAAT  a la prétention de répondre à une absence constatée dans la capitale portugaise, celle d’un espace permettant les grandes expositions ou installations consacrées à ces thématiques, architecture et art, qui exigent souvent espace et emphase.

Le MAAT complète ainsi l’offre muséologique de Central Tejo, l’ancienne centrale électrique de Lisbonne. Merveilleusement conservée, elle aussi permet de se plonger dans l’art contemporain. Cet espace accueille des expositions plus « intimistes »ou plus spécialisées. Et la machinerie de la centrale proprement dite a été conservée et se visite également.

L’ensemble est géré par la Fondation EDP –Electricité du Portugal.

Le MAAT et Central Tejo sont devenus en quelques mois l’un des lieux les plus incontournables de la capitale portugaise, en lui donnant une nouvelle jeunesse.

Le musée sera bientôt relié à l’ensemble muséologique de Belém grâce à une passerelle. Il sera ainsi assez aisée de voir le musée des coches, celui d’art contemporain du CCB ou encore le délicieux musée de la marine , dans le prolongement du monastère des Jerónimos.

Accès recommandés : tram 15, bus 728

MAAT, Av brasilia

Tél :210 028 130

Ouverture: 12h-20h

Prix MAAT+ central Tejo:  9 € nombreuses réductions.

https://www.maat.pt/

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1er victoire luso anglaise contre napoléon

Vimeiro, petite bourgade près de Lourinha (à 63 km au nord de Lisbonne) est célèbre dans tout le Portugal. C’est en effet à Vimeiro que les troupes anglo-portugaises ont tenu tête  à l’armée de Napoléon.

La victoire a mis fin à ce que l’on a appelé la première Invasion Française, en 1808.

Vimeiro organise du 14 au 16 juillet une reconstitution historique de la fameuse bataille. Et propose un marché du XIXe siècle, ainsi que des repas de l’époque, des ateliers de fabrication d’objets usuels d’époque et des débats sur la bataille, et d enombreuses animations.

Pour les Portugais il s’agit du début de la seconde restauration, la première étant la reconquête sur l’Espagne en 1640.

Une suggestion pour passer un week-end différent, qui intéresse petits et grands, et permet de découvrir  un pan de l’histoire portugaise mal connu du public français.

Et puis, profitez-en pour faire un saut jusqu’à Lourinha où vers les  plages de la région

Le programme et tout ce qu’il faut savoir pour participer à la reconstitution de la bataille de Vimeiro est ici

http://batalhadovimeiro1808.pt/

Elvas qui possède 20 églises et six couvents cache aussi des trésors liés aux autres religions.

Avec ses ruelles étroites, ses places harmonieuses bordées de maisons chaulées rehaussées de jaune, ses palais à colonnades, ses murailles, ses inscriptions arabes et ses lignes de défense, Elvas est une ville très agréable à parcourir. La ville Alentejane, située près de la frontière espagnole dans le sud du Portugal, est classée au patrimoine historique de l’humanité par l’Unesco depuis 2012.

Un titre bien mérité.

S’y promener c’est remonter le temps jusqu’à l’époque islamiste, début de sa splendeur. La cité qui s’appelait alors Yalbash était partie intégrante du Royaume Arabe de Al-Andalus  (714-1230).

A cette époque Yalbash abritait une importante communauté Juive. La ville prospèrait et les juifs firent construire une premiére puis une seconde synagogue, dans les deux quartiers où ils demeurent, les Judiarias. Lorsque le roi Portugais leur ordonne de partir ou de se convertir, beaucoup d ejuifs opteront pour rester, et deviendront des « nouveaux-chrétiens ». Les archives de la ville  montrent qu’au XVIe et au XVIIe siècles la population juive s’élevait à 1600/2000 personnes. Presque un quart de la population.

Parmi les gens les plus importants figurent les descendants du grand Rabbin de Castille, Abraham Senior, l’homme qui fut le plus riche de la péninsule ibérique. Il finançat au moins une expédition de Christophe Colomb.

Elvas redécouvre son passé juif, et l’assume. Des fouilles ont permis de mettre au jour la première synagogue, celle de la Judiaria velha (la vielle juiverie).

On soupçonnait qu’elle se trouvait dans l’ancien abattoir– construit là dit-on en une dernière humiliation faite aux juifs. Mais ni les archéologues ni les techniciens  de la municipalité ne s’attendaient à trouver une telle merveille si bien conservée. Dissimulés derrière les enduits de briques et de chaux, les piliers en pierre de la synagogue sont intacts, et révèlent leurs sculptures.  Les murs conservent des traces de peinture originale. Le plan est strictement celui d’une synagogue, peut être la plus grande du Portugal. Malheureusement les bains qui jouxtaient l’édifice religieux  n’ont pas été retrouvés.

Le minutieux travail de restauration en cours devrait prendre fin à la mi 2017, et la synagogue sera transformée en musée.

Elvas fait partie du réseau des cités judaïques du Portugal.

Pour visiter la ville, l’Office du Tourisme se trouve Praça da República, et dispose de Kiosques d’informations notamment près du vieil aqueduc, autre merveille d’Elvas.

http://www.redejudiariasportugal.com/

http://www.cm-elvas.pt/pt/turismo/posto-de-turismo

 

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